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L’histoire comme discipline. Appunti per il CLIL di Storia in lingua francese

red - Di seguito vengono proposti alcuni appunti utili per le classi EsaBac o per le classi in cui sono attivi dei percorsi CLIL di Storia in lingua francese.

L’histoire n’est pas seulement la réalité historique, c’est aussi la discipline des historiens, qui raconte ces événements, les porte au niveau du langage. Sur cet aspect épistémique du concept, la question est de savoir quel est le but de cette science, quelle est sa méthode. Notons que l’histoire, en tant que discours, est forcément sélectif. Quel événement mérite d’être porté au discours, de s’inscrire dans un récit ? La question de l’objectivité de l’histoire se pose. Ce que nous voulons, c’est une histoire objective, qui nous dise ce qui s’est réellement passé, et non ce que nous voulons entendre. Le récit historique n’est pas le récit mythique, il ne doit pas être un récit idéologique. Cependant, la question de l’objectivité de l’histoire se pose, car sa méthode, nous Ricoeur , ne peut que lui être spécifique, adapté à son objet d’étude. Contrairement aux sciences dures, qui recherchent des lois, l’histoire peut-elle avoir pour objets des lois historiques ? La réalité historique est-elle soumise à des lois comme la réalité naturelle ? Nous avons vu qu’il y a certes des causes générales, des déterminismes (ainsi des paramètres proposés par les démographes), mais le fait historique est avant tout singulier, là ou le fait naturel est universel. L’objet histoire est par définition lié à une localisation dans l’espace et dans le temps. Or la science objective, dans sa méthodologie, suppose une reproduction possible de tout phénomène étudié (ainsi de la gravitation, que l’on peut tester, contrôler, en tout lieu et en tout temps). Le fait historique demeure local. Il n’incarne pas une loi, l’événement demeure premier. Au lieu de lois, on parlera tout au plus de leçons: je peux apprendre des événements passés, non pour les reproduire, ou les prédire, comme en science physique, mais pour agir en améliorant ma connaissance des hommes et des sociétés. Il y a donc bien une rationalité de l’histoire, et on peut rattacher cela à la notion même de récit. Faire un récit ne consiste pas seulement à décrire des faits dans leur singularité, mais à faire émerger des raisons ou des causes qui permettent également de comprendre pourquoi tel ou tel événement a eu lieu. En d’autres temps, d’autres lieux, certaines similitudes (l’émergence de phénomènes comparables) peuvent me permettre de mieux adapter mon action ou mon comportement.

On peut dire que l’histoire, en nous dévoilant certains déterminismes à l’œuvre, nous libère aussi d’un libre-arbitre naïf. Ainsi du devoir de mémoire, qui, non pas seulement en racontant un passé monstrueux, mais en expliquant en quoi il a pu apparaître, nous met en garde pour notre présent. L’histoire est faite d’évolutions et de régressions, elle est faite de déterminismes complexes et d’un libre pouvoir mesuré de l’homme d’action. La connaissance historique ne propose pas des lois intangibles, mais des tendances, des concomitances, des connexions, qui éclaire notre liberté en situation (comme le dit Sartre). L’histoire n’est donc pas simplement le répertoire insignifiant des faits passés, elle a un but pratique de servir la vie, comme le dit Nietzsche. Mais son objectivité fait toujours question. Nietzsche distingue trois types d’histoire : l’histoire monumentale, (les grands faits et gestes), qui peut engendrer des fanatismes; l’histoire antiquaire (enregistrement des faits passés), qui peut amenuiser nos forces vitales, et l’histoire critique, qui peut demeurer idéologique. Comment nous assurer de sa pertinence ? Au fond, ce qui importe, c’est que ce passé raconté nous permettre de vivre notre présent en l’éclairant. Il y a dans la sélection des faits, des causes, et des raisons (ne pas confondre les deux, voir le cours sur la liberté), une liberté de l’historien qui l’engage en tant que sujet responsable, mais cette subjectivité n’est pas automatiquement préjudiciable (comment pourrait-il en être autrement ?), elle doit être fondée sur de réelles valeurs (souci de vérité dans la recherche des sources, dans la formulation des hypothèses, ouverture au débat critique, etc.). Sans histoire, l’homme serait sans mémoire, sans compréhension de lui-même puisqu’il est de part en part un –être historique. Heidegger distingue historicité et historialité: le deuxième indique notre attitude présente au monde, lorsque notre culture historique nous permet de vivre notre rapport présent au monde d’une manière spécifique.

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