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La construction européenne. Risorsa didattica per le classi V delle sezioni EsaBac

Angela Drago - Dedicato alle classi quinte dei corsi Esabac il presente contributo esamina il processo della costruzione europea, dalle origini ai nostri giorni, dal punto di vista politico ed economico. Un link permette ai discenti di visionare momenti storici di grande interesse affinché la storia sia studiata come “vera testimone dei tempi, luce della verità, vita della memoria.” (Cicerone)

La construction européenne

1. Les origines

La construction européenne est lancée par les « pères fondateurs »: Français Jean Monnet et Robert Schuman, l'Italien Alcide de Gasperi, l'Allemand Konrad Adenauer et le Belge Henri Spaak. Il s'agit de mettre fin aux « guerres civiles » entre Européens, et notamment à l'engrenage des conflits franco-allemands  qui ont fait plusieurs millions de morts. La construction européenne doit ainsi permettre à l'Allemagne dénazifiée de reprendre sa place dans la communauté des États civilisés. De plus, d'un point de vue économique, il s'agit de reconstruire un continent ruiné par le conflit et de s'unir entre puissances moyennes pour continuer à avoir du poids à l'échelle mondiale.

Enfin, un autre objectif essentiel est de résister à la menace soviétique : après guerre, l'Armée rouge occupe toute l'Europe centrale, et l'URSS stalinienne n'a pas renoncé à étendre le communisme plus à l'ouest, comme l'a montré la crise de Berlin en 1948-1949.

2. Les étapes

 Les pères de l'Europe tentent de mener la construction européenne sur plusieurs plans:

1) plan politique: les partisans de la construction d'une Europe unie fondent le Conseil de l'Europe en 1949, organisme qui a pour but de rappeler les valeurs fondatrices de la civilisation européenne, notamment la défense de la démocratie libérale.

2) plan économique: le 9 mai 1950, Robert Schuman fait une déclaration  où il précise vouloir une « fédération » basée sur la mise en commun des productions francoallemandes afin d'éviter la guerre: la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) est instituée en 1951.

3) le plan militaire: un traité de 1952 prévoit une Communauté européenne de défense (CED), mais en 1954, l'Assemblée nationale française rejette le projet, de crainte qu'une armée européenne ne remette en cause l'indépendance de la France. Le Conseil de l'Europe n'est jamais devenu un gouvernement européen, car les différents pays tiennent trop à leur indépendance: il a très peu de pouvoir. C'est aussi le cas du Parlement, même si en 1979, il gagne un peu en légitimité avec son élection au suffrage universel direct. Dans ces conditions, une seule voie demeure, celle de l'intégration économique: c'est elle qui est suivie entre 1957, année où le traité de Rome instaure un Marché commun européen entre six pays, et 1986, date de la signature de l'Acte unique qui met fin aux derniers obstacles au commerce entre pays. L'organisation européenne est donc logiquement baptisée Communauté économique européenne (CEE). Dès 1968, l'union douanière se réalise, grâce à la bonne conjoncture économique (Trente Glorieuses), et les résultats des pays membres sont très conséquents. La politique agricole commune (PAC), créée en 1962, conduit progressivement l'Europe au rang de deuxième puissance agricole du monde. Le Système monétaire européen

entre en application en 1979. Ces succès économiques expliquent les élargissements successifs : vers les pays du Nord en 1973 (Royaume-Uni dont l'adhésion avait été rejetée par de Gaulle en 1963 et 1967, Danemark et Irlande), vers ceux du Sud en 1981 (Grèce) et en 1986 (Espagne et Portugal). Le projet d'espace Schengen de libre circulation des personnes est lancé en 1985, pour être mis en place en 1995.

3. Le « modèle européen »

Aux origines du projet européen se trouve aussi l'idée de fonder un « modèle européen » en contrepoids aux deux Grands. Cela ne remet toutefois pas en cause l'appartenance de l'Europe de l'Ouest au camp occidental. Les États-Unis, tout en finançant la reconstruction de l'Europe occidentale par le biais du plan Marshall (proposé en 1947), ont soutenu très vigoureusement les premiers efforts de rapprochement entre Européens : l'une des premières institutions communes à

l'Europe de l'Ouest fut l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de répartir l'aide Marshall, entre 1948 et 1952. Il est à noter que les six pays fondateurs de la CEE étaient tous membres de l'OTAN. Mais la particularité du « modèle européen » est de conjuguer libéralisme politique et économique à un État-providence. C'est le couple franco-allemand qui en est à l'origine, surtout à partir de 1963 lors du traité de l'Élysée (22 janvier), lorsque

Konrad Adenauer et le général de Gaulle décident de renforcer leurs liens politiques et économiques et de faire des propositions à leurs partenaires. Cet axe ne s'est pas démenti dans les années 1970 avec le couple Valéry Giscard d'Estaing/ Helmut Schmidt, puis dans les années 1980 avec le couple François Mitterrand/ Helmut Kohl.

À la fin des années 1980, la construction européenne présente un bilan très contrasté. Si l'intégration économique est bien avancée, l'intégration politique est pour le moins modeste, la principale pierre d'achoppement étant la question de la prise de décision. Avec la fin de la guerre froide en 1989, l'Europe occidentale est obligée de réagir et de s'adapter à la nouvelle donne.

 Depuis 1989

La chute du communisme dans les anciennes démocraties populaires induit de nouveaux enjeux pour une Communauté européenne qui s'est un temps pensée à l'échelle du continent et pas seulement à celle de sa partie occidentale. La CEE change de nom en 1993 pour devenir l'Union européenne (UE). Change-t-elle pour autant de nature ?

1. Le contexte après guerre froide

Après 1989, pour les pays baltes et les pays d'Europe centrale et orientale (PECO), l'organisation régionale représente non seulement des aides pour leurs économies, mais surtout un espace de démocratie et de libéralisme économique ; elle offre aussi une garantie au cas où la Russie redeviendrait agressive. De leur côté, les pays déjà membres, comme la France, désirent étendre aux PECO l'espace de paix et de coopération, mais aussi la zone de libre-échange et le grand marché

économique que constitue l'UE : les habitants des nouveaux pays représentent des clients pour les entreprises européennes. Par ailleurs, les gouvernements de l'Europe occidentale s'inquiètent des dangers liés à la balkanisation de l'ancienne Europe communiste. En effet, après l'éclatement de la Yougoslavie en cinq États indépendants en 1991, des conflits ethniques ont déchiré cette région d'Europe entre 1991 et 2000 : premiers conflits armés sur le sol européen depuis 1945.

2. L'Union européenne et  les nouveaux élargissements

Entre 1989 et 2007, la CEE, devenue l'Union européenne (UE) en 1993, passe de 12 à 25 membres, puis à 27 : elle intègre l'Autriche, la Suède et la Finlande en 1995, puis, en 2004, dix pays, dont quatre anciennes démocraties populaires (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie), une

ancienne république yougoslave (la Slovénie) et même trois anciennes républiques de l'URSS (les pays baltes : Estonie, Lettonie, Lituanie). Enfin, au 1er janvier 2007, la Bulgarie et la Roumanie font leur entrée dans l'Union. Outre les deux élargissements de 1995 et 2004-2007, l'événement majeur qui marque la construction européenne est le traité de Maastricht, signé en 1992 et entré en vigueur en 1993. Le traité propose une relance décisive de l'Europe politique avec l'élaboration d'une Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) mais ce volet est un semi-échec. Surtout, dans le cadre de ce traité, douze pays de l'UE se dotent d'une monnaie commune : l'euro, adopté en 1999, mais dont les pièces et les billets ne commencent à circuler qu'en 2002. Pour mener la politique monétaire commune, les pays membres créent la Banque centrale européenne. Enfin, par le Pacte de stabilité, ils s'engagent à gérer leurs économies selon des règles communes. Cet

approfondissement de la construction européenne soulève de fortes réticences : la Grande-Bretagne n'adopte pas l'euro. En France, le traité de Maastricht a failli être repoussé par référendum ; au Danemark, il l'a été et il a fallu faire revoter la population. Le Traité constitutionnel européen est ensuite rejeté par référendum en France et aux Pays-Bas en 2005, avant son adoption en 2007 à la suite du sommet de Lisbonne. Aujourd'hui encore, l'instabilité des budgets des États membres pose de graves problèmes (exemple de la crise grecque). Enfin, le cas de la Turquie soulève des débats très vifs : l'UE la considère comme un candidat potentiel à l'entrée depuis 1963, mais certains lui reprochent d'être insuffisamment démocratique et, à mots couverts, d'être un pays musulman : ils voudraient que l'Europe demeure un « club chrétien », formé de pays liés par des traditions culturelles communes.

Source: Le Monde

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