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Les démocraties populaires. Una risorsa di Storia per le sezioni EsaBac

Angela Drago - Il seguente breve contributo è pensato per gli studenti delle classi V delle sezioni ESABAC e illustra la nascita e l'evoluzione delle democrazie popolari dal 1945 al 1953.

Les démocraties populaires (1945- 1953)

En 1945, l’Armée Rouge en route pour Berlin libère l’Europe de l’est de la domination nazie. Les partis communistes qui ont joué un rôle actif dans la ré- sistance s’installent au pouvoir : ils participent à des gouvernements de coalition avec les socialistes. En Yougoslavie, il n’y a pas de troupes soviétiques et les com- munistes de Tito gouvernent seuls.

Partout, sous couvert d’épuration les communistes éliminent leurs adversaires. Ils gagnent les élections (truquées) de 1946-47.

La guerre froide accélère la formation du bloc communiste. En 1947, Moscou interdit à tous ses satellites d’accepter le Plan Marshall. En 1948, les communistes tchécoslovaques éliminent leurs alliés modérés par un coup d’Etat : c’est le "coup de Prague ".

En 1949, la zone d’occupation soviétique en Allemagne devient la RDA.

 La domination du modèle soviétique

Tous les pays de l’est deviennent des "démocraties populaires" : les constitu- tions confient tout le pouvoir au Parti communiste. Partout, la police politique pourchasse les opposants (la STASI en RDA, la SECURITATE en Roumanie).

La population est embrigadée dans les organisations de masse du Parti (syn- dicats, associations, mouvements de jeunesse).

L’Etat contrôle l’art, l’information, le cinéma. . .

L’économie se transforme : réforme agraire pour éliminer les propriétaires ter- riens, étatisation des industries, des banques, de l’énergie. . .

La planification impérative donne la priorité à l’industrie lourde au détriment des biens de consommation.

La population souffre de pénuries mais elle gagne l’accès à la médecine, à la protection sociale et à un enseignement de qualité.

 L’intégration au bloc soviétique

Toutes les démocraties populaires sont liées à Moscou par des traités d’amitié ; elles sont surveillées par les agents du KOMINFORM (bureau de liaison entre l’URSS et les PC européens).

Par le biais du Comité d’Assistance Economique Mutuelle (CAEM), ils subissent une tutelle économique : leur production est orientée en fonction des be- soins de l’URSS qui devient leur principal partenaire économique.

La création du Pacte de Varsovie renforce le contrôle de Moscou sur leur armée et leur diplomatie.

http://www.ina.fr/video/CAB8301861401

La Yougoslavie qui refuse de s’aligner sur la politique est exclue du Kominform.

Des purges et des procès truqués permettent d’éliminer les adversaires de Moscou (exécution de Laszlo Rajk ministre hongrois des Affaires Etrangères).

Les premières contestations

Les populations des pays de l’est profitent de la mort de Staline pour exprimer leur colère contre la suppression des libertés. En 1953, les Allemands de l’est se révoltent contre les nouvelles normes de production. L’Armée Rouge réprime le mouvement (80 morts et 25 000 arrestations).

La déstalinisation lancée par Khrouchtchev, suivie de la dissolution du Kominform, suscite de grands espoirs.

En juin 1956, des grèves en Pologne aboutissent retour au pouvoir du très populaire GOMULKA (qui avait été écarté par Staline en 1951 pour "déviationnisme").

En Octobre 1956, la population hongroise porte au pouvoir le réformateur Imre NAGY qui annonce le rétablissement du multipartisme et des libertés individuelles. Il décide de quitter le Pacte de Varsovie. L’Armée Rouge intervient et rétablit l’ordre communiste au prix de milliers de morts. Nagy est exécuté.

Une diversité contrôlée dans le bloc soviétique

Les pays communistes connaissent des évolutions originales.

La Yougoslavie exclue du CAEM développe un socialisme fondé sur l’autogestion ; elle développe ses échanges avec l’Occident.

L’Albanie qui refuse la déstalinisation et qui se lie avec la Chine maoïste quitte le bloc soviétique.

En Pologne, Gomulka décollectivise les terres agricoles et collabore avec l’Eglise catholique.

En Hongrie, Janos Kadar, lance des réformes ambitieuses : autonomie des entreprises, production de biens de consommation, échanges avec l’Ouest.

En Roumanie, Nicolae Ceausescu, développe un "communisme national" et garde des relations étroites avec l’Ouest et Israël.

La Pologne, la Hongrie, la Roumanie restent prudemment alignées sur Moscou.

Une contestation de plus en plus forte

En 1968, Alexandre Dubcek arrive au pouvoir en Tchécoslovaquie et il lance de grandes réformes : il veut un "socialisme à visage humain" et il rétablit les libertés fondamentales. c’est le "Printemps de Prague". Mais en Août 1968, les pays du Pacte de Varsovie attaquent le pays et rétablissent l’ordre ancien sans effusion de sang. Brejnev, chef de l’URSS, énonce la théorie de la "souveraineté limitée".

En 1977, les intellectuels sous la direction de l’écrivain Vaclav Havel rédigent la Charte 77 : la société entre en résistance contre le pouvoir communiste.

En Pologne, en raison de la grave crise économique un groupe d’opposition le KOR (Comité de défense des ouvriers) se forme avec le soutien de l’Eglise.

En 1980, les ouvriers de Gdansk se mettent en grève sous la direction de Lech WALESA et ils fondent un syndicat indépendant SOLIDARNOSC. Dans un premier temps, le pouvoir cède et reconnaît le syndicat. Puis, en 1981, le pouvoir réagit : il interdit le syndicat, emprisonne ses dirigeants et proclame l’état d’urgence.

 L’ébranlement du bloc soviétique

Partout les sociétés civiles se dressent contre le pouvoir communiste. Les pays communistes s’enfoncent dans la crise économique ; la population souffre de l’inflation et de graves pénuries. L’audience des dissidents qui dénoncent les violations des droits de l’homme s’accroît considérablement. Ils sont soutenus par les églises catholiques (en Pologne) et protestantes (en RDA).

Deux personnages vont jouer un rôle capital.
• En 1978, l’archevêque de Cracovie Karol Wojtyla est élu pape (Jean-Paul

II) ; il visite à 3 reprises sa patrie et il dénonce le communisme comme "un système totalitaire et injuste".

• En 1985, Mikhaïl Gorbatchev devient chef de l’URSS et il fragilise les pays satellites de Moscou en affirmant que chaque Etat doit choisir sa politique. La "glasnost" et la "perestroika" stimulent les dissidents.

 La disparition des démocraties populaires (1989)

En Pologne et en Hongrie, la transition se fait par la négociation. Le pouvoir négocie avec les dissidents et on organise des élections libres gagnées par l’opposition.

En RDA et en Tchécoslovaquie d’immenses manifestations de rues font tomber les régimes communistes. Erich Honecker (RDA) est renversé par des communistes qui annoncent l’ouverture de la frontière entre les deux Allemagnes. Le 09 Novembre 1989 la population de Berlin impose l’ouverture du mur.

En Bulgarie, la révolution se fait à l’intérieur du PC ce qui retarde les changements démocratiques.

En Roumanie, un putsch du PC et de l’armée renverse le couple Ceausescu qui est sauvagement assassiné. Là aussi, les communistes conservent le pouvoir.

 Les difficultés de la "transition"

Les Etats doivent s’adapter à la démocratie et à l’économie de marché. Le démantèlement des entreprises publiques, la fin des avantages sociaux, la montée de la corruption amènent les électeurs à voter pour des partis populistes, nationalistes ou pour les anciens PC. Les Allemands de l’est cultivent "l’ostalgie".

Le nationalisme se développe.
Tchèques et Slovaques se séparent en 1992.
La Yougoslavie éclate en 6 républiques dans un grand déchaînement de violences.
Les privatisations, la pauvreté, le chômage et le luxe des "nouveaux riche " entraînent l’apparition de maux de société que le pouvoir communiste avait jusque- là maîtrisés : proxénétisme, drogue, criminalité, essor des mafias, corruption. . .

Par contre, les IDE venus de l’ouest affluent.

Conclusion

En 1945, Staline impose brutalement le système communiste aux pays qu’il domine. Les populations dénoncent la suppression des libertés et l’échec économique de ce modèle. Leur résistance aboutit à la chute du communisme. A partir de 1990, une nouvelle époque pleine de turbulences commence. Les PECO pour garantir la stabilité politique et économique mettent tous leurs espoirs dans l’adhésion à l’UE et à l’OTAN.

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