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Les guerres de religion et les tentatives d'hégémonie des Habsbourg. Risorsa didattica di storia per l'EsaBac

red - Di seguito viene proposta una risorsa didattica sulle guerre di religione e sui tentativi di egemonia degli Asburgo. La risorsa è utile per le classi EsaBac.

Les guerres de religion et les tentatives d'hégémonie des Habsbourg

En 1519, l’élection à la dignité impériale de Charles de Habsbourg, déjà roi d’Espagne, fait de ce dernier, devenu Charles Quint, le souverain le plus puissant de l’Europe. Mais cette puissance, comme celle de ses successeurs, se heurte à trois obstacles majeurs: les difficultés qu’entraînent dans l’Empire et aux Pays-Bas les progrès de la réforme protestante, l’opposition résolue des rois de France aux prétentions hégémonique des Habsbourg, l’avance ottomane en Europe orientale. En même temps, un peu partout en Europe, les dissensions religiouses provoquent de redoutable guerres civiles. Enfin, en 1648, à l’issue de la guerre de Trente Ans, grand conflit européen, à la fois religieux et politique, la France met un terme aux ambitions habsbourgeois.

LA PUISSANCE DE CHARLES QUINT: RÊVE ET RÉALITÉ

De l’élection de 1519 à l’abdication de 1555

Un an avant l’excommunication de Luther par le pape, trois compétiteurs briguent la couronne impériale au lendemain de la mort de l’empereur Maximilien en janvier 1519: le roi d’Epsange, le roi de France et l’électeur de Saxe. Charles de Habsbourg, né a Gand en 150 et élévé en Flandre, est un prince bourguignon, français de langue. 

Maître des Pays-Bas et de la Franche-Comté dès 1506 à la mort de son grand-père Philippe le Beau, il est dévenu en 1516, à la mort de son grand-père maternel et du fait de l’incapacité de sa mère Jeanne la Folle, rois d’Aragon, de Castille, de Sicile, de Naples et maître des colonies espagnoles d’Amérique, dont la conquête ne fai que commencer. Enfin, la mort de son grand-père paternel Maimilien lui assure les possessions héréditaires des Habsbourg: Autriche, duchés alpins, landgraviat d’Alsace. Ainsi le roi d’Espagne n’est-l en rien un prince allemand; du moins, le fait d’être chef de la Maison d’Autriche lui assure-t-il un certain avantage, puisque depuis 1438 les sept électeur ont toujours choisi l’empereur dans cette Maison.

En face de lui, François Ier, né en 1495, est le supiverain du plus puissant royaume d’Europe. Il a remporté en 1515 la brillante victoire de Marignan qui, après le vingt années de guerre menée en Italie par ses prédecésseurs, assure la présence française à Milan et en Italie du Nord, cependant que les Espagnols tiennent Naples et le Sud de la péninsule. Sa canddature s’explique par la crainte de voir renforcée la puissance du roi d’Espagne. Quant à l’électeur de Saxe, il est le seul candidat allemand, mais ses chances sont faible devant les moyens mis en oeuvre par Charles et François pour acheter les vox des sept électeurs. Finalement, ceux-ci, gagnés par l’or du banquier Fugger au service du roi d’Espagne, élisent ce dernier empereur le 27 juin 1519, soul le nom de Charles V (Charles Quint).

La puissance du nouvel empereur, sur le possessions du quel «le solei ne couche pas», semble considérable. Charles Quint entend ‚abord récuperer le morceaux de l’héredité bourguignon annexés par Luis XI à la mort du Témeraire (Bourgogne, Picardie) et chasser le Français d’Italie. Mais mieux encore, il rêve, au moins jusque vers 130, de réaliser la «monarchie universelle et chrétienne», chère à Érasme, l’imperium mundi qui implique son titre impérial, et d’exercer ainsi, à coté du pouvoir spirituel du pape, le pouvoir temporel pour le plus grand bien de la Chrétienté. Mais ce rêve médiéval des deux pouvoirs est devenu anachronique dans l’Europe du début 16e siècle et il ne tarde pas à s’en rendre compte.

Finalment, usé par la goutte, épuisé par des voyages incessants, profondément deçu par ses échecs, conscient de l’impossibilité de gouverner seul des possessins aussi dispersées et aussi hétérogènes, Charles Quint décide en 155 non seulement de renoncer au pouvoir, mais de partager son «empire». En septembre 1555-janvier 1556 il abandonne la souveraineté des pays bourguignons (Pays-Bas, Franche-Comté) et les couronnes espagnoles au profit de son fils Philippe, qui devient Philippe II, rois d’Espagne. En septembre 1556, il renonce à la dignité imperiale en faveur de son frère Ferdinand, déjà souverain des domain autrichien et roi de Bohême et de Hongrie. 

Les affaires de l’Europe centrale

A partire de 1520, l’Allemagne est secouée par une redoutable crise provoquée par l’écho u’y rencontrent les idées de Luther. La révolte des chevaliers rhénans (1522-1523), la terrible guerre des Paysans (1525), la formation de la ligue de Smalkalde regroupant les princes passés au luthéranisme (1531), la guerre que mênent contre ceux-ci l’empereur et les princes catholiques (1531-1547) sont les principaux épisode de cette crise qui, de religieuse, est devenue sociale et politique. La vicotoire de Charles Quint à Mühlberg en 1547 ne peut suffire à rétablir l’unité religieuse et politique de l’Empire, et l’empereur doit accepter la paix d’Augsbourg (1555) qui reconnaît les deux confessions et le surcroît de puissance que les princis luthériens retirent des sécularisations. De même, le sac de Rome en mai 1527 par des mercenaires luthérien au service de Charles Quint compromet irémédiablement, en dépit d’une réconciliation ultérieure, l’idée des doux pouvoirs susceptibles d’imposer leur arbitrage à l’Europe, chacun dans sa sphère.

L’offensive turque

Or, dans ces mˆmes années 1520, l’offensive turque reprend dans les Balkans à l’initiative du sultan Soliman, dit le Magnifique par les Occidentaux et le Législateur par les Turcs, dont le long règne (1520-1566) marque lìapogée de l’Empire ottoman, tant au point de vue de son extension territoriale que de sa puissance et de sa prosperitée.

Soliman s’mpare de Belgrade en 1521, de Rhodes en 1522, puis, après la brillante victoire de Mohacs en 1526, de la plus grande partie de la Hongrie avec sa capitale Buda; au roi de Hongrie tuè dans la bataille succède son beau-frêre Ferdinand d’Habsbourg, frère cadet de Charles Quint, qui ne règne plus que sur une étroite portion de terre hongroise, dite Hongrie royale. En 1529, Soliman met le siège devant Vienne, cependant que des cavaliers turcs font des raids jusqu’en Bavière, créant la panique dans toute la Chrétienté; mais, trop loin de ses bases, il doit lever le siège de la capitale autrichienne. Sous le règne de Soliman, l’Empire ottoman, et notamment la péninsule balkanique, connaît la paix intérieure et une relative prospérité, les conqueête assurant au sultan de substantiels revenus. Istambul est, avec 400 000 habitants, la ville la plus peuplée de toute l’Europe; capitale de l’islam sunnite, c’est une grande ville cosmopolite, point d’arrivée des caravanes asiatiques, porte des Balkans, gran ports fréquenté par les navires de l’Europe chrétienne.

La lutte de la France et de la Maison d’Autriche

Pendant quaranteans, de 1519 à 1559, une longue lutte coupée de trêves oppose les deux plus grandes puissances européennes. La rivalité personnelle de François Ier et de Charles Quint, mais plus encore leurs ambitions rivales (Bourgogne, Italie) et la menace d’encerclement que la Maison d’Autriche fait peser sur la France expliquent cette opiniâtreté. Les autres puissances suivent le conflit avec intérêt et inquiétude, s’alliant tantôt avec l’un, tantôt avec l’autre des deux adversaires. C’est le cas notamment du roi d’Angleterre Henri VIII et, en Italie, de Venise et de la papauté. Le sultan Soliman conclut même avec François Ier, en 1536, une alliance de fait contre Charles Quint, sous couvert d’accords commerciaux dits à torts «capitulations», au grand scandale de la Chrétienté. La guerre se déroule en Italie, en Provence, en Roussillon, en Picardie, Champange ou Lorraine. Deux épisodes sont particulièrement dramatiques. Vaincu et fait prisonnier à Pavie en 1525, François Ier est retenu a Madrid durant près d’un an par son adversaire, qui exige de lui, pour recouvrer la liberté, la cession de la Bourgogne et du Milanais; rentré en France, le roi refuse d’executer un traité signé sous la contrainte. En 1553 c’est au tour de Charles Quint d’essuyer un grave échec devant Metz.

Enfin, épuisés financièrement, Henri II, successeur de François Ier, et Philippe II, successeur de Charles Quint, signent en 1559 le traité du Cateau-Cambresis: la France est, de fait, evincée d’Italie dominée désormais par l’Espagne mâitresse de Milan et de Naples, mais conserve en revanche les Trois Évêchés lorrains de Metz, Toul et Verdun, occupés en 1552, et garde Calais, pris aux anglais en 1558.

L’EUROPE DÉCHIRÉE AU TEMPS DE PHILIPPE II

Philippe II d’Espagne, champion du catholicisme

Bien que Charles Quint n’ait laissé a son fils, en 1556, ni les domanines autrichiens ni la couronne impériale, Philippe II n’en est pas moins le plus puissant souverain de son temps. En dehors de l’Espagne, il possède les Pays-Bas et la Franche-Comté ce qui lui permet de continuer à menacer virtuellement la France. Il domine la péninsule italienne puis’il possède au nord le Milanais, au sud les royaumes de Naples et de Sicile. Hors d’Europe, les trois quarts de l’Amerique sont espagnols (le Brésil étant portugais), de même que l’archipel de Philippines. En outre, en 1580, Philippe II devient rois de Portugal; il ne s’agit que d’une union personnelle de deux couronnes, et le roi a promis de respecter les libertés portugaises; du moins se trouve ainsi réalisée l’union non seulement de la péninsule Ibérique, mais encore des deux plus grands empires coloniaux alors existants.

Souverain quasi absolu, Philippe se donne pour buts le renforcement de l’unité politique et religieuse de l’Espagne et la défense des intérêts espagnols dans toute l’Europe, de la mer du Nord à la Méditerranée, bientêt confondue avec la défense même du catholicisme menacé à la fois par les protestants et par les Turcs. Ainsi s’expliquent, non sans une constante ambiguïté née de cette confusion même, ses relations conflictuelles avec l’Angleterre protestante, aboutissant à l’échec de l’Armada envoyée contre les Iles Britanniques en 1588, ses interventions en France lors des dernier épisodes des guerre de Religion, sa participation à la lutte contre les Turcs, notamment lors de la victoire chrétienne de Lépante en 1571. Il est vrai que le roi dispose de moyens à la hauteur de ses ambitions. Non seulement les Pays-Bas et le Milanasi sont le régions les plus riches et les plus actives de toute l’Europe (sans parler de l’éclat de leur civilisation), mais le Nouveau Monde est devenu pour le roi d’Espagne un véritable pactole. L’argent du Potosi arrive à Seville par tonnes depuis 1545, et le roi, qui prélève le «quint» sur ces arrivages, peut ainsi faire partiellement face aux énormes dépenses qu’entraînent une diplomatie très active et surtout l’entretien de la meilleurs armée et de la meilleur flotte d’Europe.

Ce long règne (1555-1598) s’inscrit tout entier dans ce que l’on a appelé le «siècle d’Or» espagnol, qui va de 1530 environs aux années 1640. L’expression vise non seulement l’éclat de la civilisation (Thérèse d’Avila, Jena de la Croix, Cervantès, le Greco), mais ausi la prospérité économique (au moins jusque verse 1590). Cette  prosperité est surtout le fait de la Castille, qui produit céréales et laine soit transformée sur place, soit exportée vers la Flandre ou l’Italie, cependant que le grand commerce maritime avec l’Europe et avec l’Amerique enrichit Cadix et Séville. Mais, contrairement à l’époque de Charles Quint où l’Espagne était ouverte aux courants venus de toute l’Europe, la société espagnole tend à se figer et à se replier sur ellemême.

La notion de «pureté de sang», au profit de «vieux chrétiens», se généralise.

L’État et l’Église contrôlent étroitement l’opinion. L’extirpation de toutes les dissidences religieuses est poursuivie impitoyablement, notamment par le tribunal de l’inquisition: chrétiens suspects de luthéranisme; conversos, ou juifs officiellement convertis; morisques de l’ancien royaume de Grenade, musulmans convertis, mais se refusant à toute assimilation et qui, à la suite d’une révolte écrasée dans le sang en 1568-1571, sont dispersés dans toute l’Espagne. En revanche, aux Pays-Bas, Philippe 

II essuie son plus cuisant échec. Les dix-sept provinces de l’héritage bourguignon, de l’Artois à la Frise, habituées à une large autonomie et où les protestants sont nombreux, supportent de plus en plus mal la tutelle que veut leur imposer le roi d’Espagne. La révolte éclate en 1566 et ensanglante tout le pays. Vingt ans plus tard, la reconquête des provinces du Sud, restées catholiques, est assurée, mais le provinces du Nord, Hollande ent tête, majoritairement calvinistes et animées par Guillaume d'Orange, se proclament républiques de Provinces-Unies en 1581 et poursouivent la lutte pour la reconnaissance de leur indépendance.

L’établissement de l’anglicanisme en Angleterre.

En 1534, le roi d’Angleterre Henri VIII (1509-1547) a rompu avec la papauté, qui a refusé de reconnaître son divorce, et s’est proclamé chef suprême de l’Êglise d’Angleterre. Sous son jeunce fils Édouard VI (1547-1553), le royaume penche vers le calvinisme. En revanche, la demi-soeur de celui-ci, Marie, fervente catholique, réconcilie l’Angleterre avec Rome en 1554 et épouse Philippe, futur roi d’Espagne, l’année suivante; mais elle meurt en 1558, laissant le tr¡one d’Angleterre à sa demisoeur Élisabeth. Le long régne de celle-ci (1558-1603) est marqué par l’établissement de l’anglicanisme et le développemen économique du royaume.

Soucieuse d’unité et de concorde, Élisabeth se montre d’abord prudent, cherchant une solution de compromis entre catholicisme et calvinisme. Le Parlement vote en 1559 l’Acte de suprématie qui soumet l’Église à l’autorité de la reine et, en 1563, les Trente-Neuf Articles. Aux termes de ce texte, la liturgie e la hiérarchie restent proches du catholicisme (tout en abandonnant l’usage du latin, le culte des images et le célibat des prêtres), mais le dogme est nettement calviniste: justification par la foi, autorité de la seule Bible, rejet des sacrements sauf deux, baptême et cène. Excommuniée et déposée par le pape en 1570, la reine se décide à ratifieer la déclaration des Trente-Neuf Articles et à déclencher des persécutions contre les opposants, calvinistes dits puritains et surtout catholiques. À partir de 1570, le «papistes» font figure de traîtres en puissance. La politique antianglaise de Philippe II et le complots autour de Marie Struat contribuent à entretenir dans l’opinion l’obsession d’une conspiration «romaine». La reine d’Ecosse Marie Stuart, catholique, est chassée de son royaume par ses sujets passés au protestantisme et se réfugie en 1568 près de sa cousine Élisabeth; finalement celle-ci la fait emprisonner, puis condamner à mort et exécuter pour haute trahison en 1587. De leur coté, les Irlandais s’opposent farouchement à l’introduction de l’anglicanisme dans l’île; plusieurs révoltes sont écrasées, notamment en 1603. L’Irlande semble alors soumise, mais le vieil antagonisme angloirlandais, doublé maintenant d’un antagonisme religieux, est plus irréductible que jamais.

La seconde moitié du siècle est marquée par un très grand développement économique. La population de l’Angleterre (Pays de Galles exclu) passe de 3 millions d’habitants en 1551 à plus de 4 en 1601. Sans progrès techniques notables, l’agriculture réussit à faire face à la demande accrue née de cette croissance. En même temps, les industrie, dispersées dans les campagnes, sont en pleine expansion et, audelà des besoins locaux, travaillent pour l’exportation: houillères, forges au bois, industries drapières et toilières. Londres voit sa population passer de 90 000 habitants en 1563 ä plus de 150 000 ä la fin du rügne. Ce n’est pas seulement une capitale politique, intellectuelle et culturelle, cßest aussi, et de plus en plus, une trüs grande place commerciale, avec ses compagnies de commerce (notamment la compagnie des Indes orientales, crée en 1600), sa bourse, fondée en 1566 et appelée Royal Exchange en 1570, ses chantiers de constructions navales, son port dont le trafic rivalise avec celui d’Anvers. A partir de 1568, les marins anglais s’attaquent aouvertement au monopole espagnol en Amérique; en 1577-1580, Francis Drake entreprend une grande expédition qui le mène, par le détroit de Magellan, sur les côtes du Chili et du Perou, où il pille Callao; puis il traverse l’océan Pacifique et rentre en Angleterre par le cap de Bonne Espérance, réalisant ainsi le second tour du monde.

Les guerres de Religion en France

Dans la seconde moitié du 16e siècle, la France traverse une très longue crise nationale connue sous le nome de «guerres de Religion». Plusieurs facteurs contriuent à la gravité et à la complexité de cette crise: la violence des passions religieuses, la faiblesse de l’autorité royale, l’intervention de l’étranger, les difficultés économiques. 

Les progrès du calvinisme en France jusqu’en 1559, date du premier synode national à Paris, et notamment la conversion de nombreux gentilshommes constituent une menace directe pour la paix et l’unité du royaume. En effet, le calvinistes, bien que très minoritaire, ne cachent pas plus que leurs adversaire leur volonté d’imposer leur croyance à l’ensemble des Français. Seules quelque rares voix isolées s’élèveront pour prêcher la tolérance. Cette violence des passins religieuses antagonistes entrâine un déchaînement de fanatisme et de cruauté et explique la durée et l’acharnementdu conflit.

Un pouvoir royal fort aurait pu éventuellement jouer le rôle d’arbitre. Or à Henri II, mort accidentellementen juillet 1559, succède son fils aîné François II qui n’a que seize ans et qui, malade, meurt après dix-hit mois de règne. Son frère Charles IX (1560-1574) n’ayant que onze ans, le pouvoir est d’abord exercè par sa mère, la régente Catherine de Médicis, qui échoue dans sa politique de rapprochement des deux confessions (colloque de Poissy, 1561). Le déchainement de la guerre sivile et l’incapacité de Charles IX, puis de son frère Henri III (1574-1589), à y mettre fin démontrent la faiblesse de l’autorité royale face aux chefs despartis en présence, Franòois de Guise, puis son fils Henri, dit le Balafré, pour le parti catholique, Coligny, puis Henri de Bourbon, roi de Navarre, pour le parti protestant ou huguenot. 

La religion sert bientôt de paravent à l’ambition politique. De même, les éveénements favoisent le réveil des autonomies provinciales ou locales, tenues en bride au temps de François Ier et d’Henri II. Les gouverneurs de certains provinces, souvent soutenus par les états provinciaux, se conduisent en chefs quasi indépendants. La situation s’aggrave encore du fait des interventions étrangères: les huguenots font appel à différentes reprises à l’Angleterre et aux princes protestants allemands; de son côté, Philippe II appuie directement la Ligue catholique. Enfin, les difficutées économiques, en partie nées de la guerre, vienne s’ajouter à la crise politique. 

Jusqu’en 1572, la lutte reste indécise. L’élimination des principaux chefs protestants à Paris lors du massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, ne résout rien: les huguenots, exaspérés, durcissent leur positions face aux catholiques, dont les plus ultras se constituent en Sainte Ligue. En 1584, la mort de François d’Alençon, dernier fils d’Henri II, remet en question le fragile équilibre de fait ainsi établi. En effet, Henri III n’ayant pas d’enfant, son héritier est désormais Henri de Bourbon-Navarre, descendant du dernier fils de Sant Louis. La perspective de voir monter un huguenot sur lo trône de France amène la Ligue, dominée par les Guise, à poursuivre contre le protestants une guerre à outrance. Henri III, jugé trop mou par les ligueurs, est assassné en 1589, non sans avoir reconnu Henri de Navarre comme son successeur. 

Celui-ci, devenu Henri IV, ne réussit à s’imposer à la majorité de ses sujets qu’en abjurant le protestantisme en 1593. Désireux de rétablir la paix civile, il accorde en 1598 à ses anciens coreligionnaires l’édit de Nantes, qui leur assure liberté de conscience, liberté de culte (sous certaines réserve) et accession à tous les emplois. 

Ainsi se troive crée, par la volonté royale, une situation profondément originale dans l’Europe d’alors et trè mal acceptée par la majeure partie de l’opinion française, puisque la France devient un État où théoriquement et légalemnt cohabient sur un pied‚ égalité sujets catholique et sujets réformés.

LA REPRISE DE LA GUERRE ENTRE LA FRANCE ET LA MAISON D’AUTRICHE

Les origines et les débuts de la guerre de Trente Ans

L’affrontement, dans l’Empire, entre catholique et protestants constitue vers 1600 une redoutable menace pour la paix européenne. Certes, le compromis d’Augsburg a mis fin en 1555 à l’affrontement armé entre princes catholiques et princes luthériens en accordant aux uns et aus autres la liberté de choisir leur religion et de l’imposer à leur sujets. Mais l’évolution de la situation depuis cette date a fait apparaître les insuffisances de ce compromis, d’autant plus que, depuis l’abdication de Charles Quint (1556) et la mort de Ferdinand Ier (1564),leurs médiocres successeur ont laissé  s’affaiblir l’autorité impériale. Or l’interdiction de toute sécularisation après 1552 n’a pas été respectée et, surtout, la rapide extension du calvinisme en Allemagne dans le dernier quart du 16e siècle pose un grave problème dans la mesure où les prince calviniste, or réformés, réclament l’application à leur profit des clauses de la paix d’Augsbourg. La paix est d’autant plus menacèe que des ligues armées se forment dans l’Empire en 1608-1609: Union évangelique protestante, Saint Ligue catholique. 

Cette situation explosive le devient plus encore du fait de la personnalité du nouvel emereur, Ferdinand II, élu en 1619. En effet, celui-ci, catholique intransigeant, ne cache pas ses ambitions qui visent, à plus ou moins court terme, l’élimination du protestantisme et la transformation de ses possessions héréditaires, de ses couronnes électives (Bohême, Hongrie), et de l’Empire germanique en un seul et vaste État centralisé, allemand et catholique. Outre les Tchèques et les Hongrois, tous les princes de l’Empire se sentent donc menacès, et les princes protestants, doublement. Enfin, ce projet, qu’appuie le roi d’Espagne Philippe III, ne peut qu’inquieter la France, attentive au danger mortel que représenterai un tel surcroît de puissance des Habsbourg, les deux branches de la Maison d’Autriche étant restèes très unies en dépit du partage de 1555.

Élu roi de Bohême dès 1617, Ferdinand s’est immédiatement heurté à ses sujets tchèques. Un incident – la défenestration, le 23 mai 1618 à Prague, de trois lieutenants du roi par un groupe de nobles protestants – met le feu aux poudres. Les Tchèques révoltés prononcent la déchéance de Ferdinand et élisent roi l’électeur palatin, prince calviniste et chef de l’Union évangelique. Ainsi, la révolte tchèque, simple incident local, devient une affaire intéressant tout l’Empire et, au-delà, la plus part des. États voisins: la guerre de Trente Ans est commencée. Vainqueur des Tchèques à la bataille de la Montagne Blanche, en 1620, Ferdinand II se livre en Bohême à une violente réaction politique et religieuse, notamment de germanisation partielle et d’élimination du protestantisme; en même temps, il tire vengeance de l’électeur palatin en lui confisquant ses biens et en le privant de sa dignité électorlae au profit du duc de Bavière, catholique et chef de la Sainte Ligue. Le princes protestants, de plus en plus inquiets, cherchent des appuis à l’éxtèrieur de l’empire, auprès du roi de Danemarx d’abord (mais l’intervention de celui-ci est un échec), auprès du roi de Suède ensuite. 

Gustave Adolphe, qui veut étendre la puissance de son pays et «faire de la Baltique un lac suédois», décide d’intervenir à cotê de princes protestants et de la France (catholique). Au cours d’une brillante campagne en Allemagne du Nord, il bat les troupes impériale et parvient jusqu’en Rhénanie, mais il est tué à Leipzig le 6 novembre 1632, au soir d’une nouvelle vivtoire. Ferdinand II, débarassé provisoirement du danger suédois, propose aux princes allemands une paix de compromis en 1634. Mais, en France, le moment est venu pour Richeleiu de s’engager ouvertement contre les Habsbourg.

Richelieu et Mazarin contre les Habsbourg

L’oeuvre de rétablissement de l’autorité monarchique et de relèvement économique entreprise par Henri IV dans la dernière partie de son règne est brutalement interrompue, en 1610, par l’assassinat du roi. Sous la règence de sa mère Marie de Médicis, puis seul, le jeune Louis XIII essai de faire face aux intrigues des grand et aux soulévements des protestants, jusq’à ce queìen 1624 il décide de faire appel à l’évêque de Luçon, Richelieu, qu’il nomme chef du Conseil. Celui-ci se donne pour buts, comme il l’écrira plus tard au roi, de «ruiner le parti huguenot, rabaisser l’orgueil de grands, réduire tous ses sujets en leur devoir et relever son nom dans les nations étrangères au point où il devait être». En fait, il mène à bien le programme qu’il s’était fixé: il déjoue les diverses conspirations nobiliaires destinées à l’abattre; il vient à bout des protestants dont il ruine la puissance politique et économique en s’emparant de La Rochelle, mais à qui il maintient les avantages religieux et civils de l’édit de Nantes; il rérpime les nombreux soulévements popilaires nés de la surpression fiscale. Celle-ci est elle-même le fruit de la guerre, d’abord «couverte», pui «ouverte» que le ministre a décidé de mener jusqu’au bout et quoi qu’il en coûte, contre les Habsbourg, persuadé quil y va de l’existence même de la France en tant que grande puissance.

Lorqu’il meurt, en 1642, quelques mois avant Louis XIII, il laisse le soin de poursuivre l’oeuvre entreprise à son successeur, l’Italien mazarin, qui exerce le pouvoir d’un Premier ministre grâce à la confiance et à l’amitié que lui témoigne la reine Anne d’Autriche, régente pour le compte du jeune Louis XIV. En effet, en dépit de la Fronde (1648-1653), guerre civile beaucoup plus grave que ne l’implique son nome et qui voit se soulever tous le mécontents contre le jeune roi, la reine mère et surtout Mazarin, celui-ce mène à son terme la guerre contre ses Habsbourg.

Richelieu était aussi inquiet des menées dìOlivares, Premier ministre de Philippe IV, qui voulait venir à bout des Provinces-Unie et augmenter la puissance espagnole, que des ambitions de Ferdinand III, qui succède à son père en 1637 et reprend sa politique à son compte. Aussi est-ce à l’Espange que la France déclare d’abord la guerre en 1635. Après des dbuts difficiles, marqueés par la prise de Corbie par les Espagnols en 1636, les troupes françaises remportent des succès en Alsace, en Artois, en Roussillon, cependant que’elles soutiennent tous les adversaires des Habsbourg, Hollandais, prince protestants allemands, Suédois, mais aussi Catalans, Portugais, Napolitains, révoltés contre Madrid depuis 1640. Le 19 mai 1943, le futur prince de Condé écrase devant Rocroi une armée espagnole qui marchait sur Paris. En 1646, et à nouveau en 1648, Turenne et les Suédois sont vaoinqueurs des Impériaux en Bavière et menacent Vienne. Les 20 août 1648, Condé bat les Espagnols à Lens.

Quelques semains plus tard, la paix est signée en Westphalie.

Les traités de Westphalie.

Les négociation ont commencé entre belligérants dès 1644, mais traînent en longueur.

L’espagne signe une paix séparée avec les Provinces-Unies en janvier 1648: celles-ci se voient reconnaître leur indépendance et accorder des avantages commerciaux et territoriaux.Libeérée de ce côté, l’Espagne décide de poursuivre la lutte contre la France. Mais l’empereur, pressé par les princes catholiques allemands, ses alliés, signe la paix avec la France et la Suède le 24 ocrobre 1648.

L’ensemble des textes connus sous le nome de traités de Westphalie consacre l’échec des ambitions des Habsbourg de Vienne et la victoire de la politique française. En effet, les traités imposent à Ferdinand III le maintien de la division religieuse de l’empire et l’affaiblissemnt de l’autorité imperiale. Non seulement les clauses de la paix d’Augsbourg sont confirmées, mais les calvinistes partagent désormais avec les luthériens tous les avantages accordés à ceux-ci. Au nom des «libertés germaniques», la France et ses alliés réduisent autant qu’il est possible les pouvoirs de l’empereur dans l’Empire, en renforçant ceux des 350 États allemands. 

L’Europe vers 1660.

La Maison D’Autriche ne représente plus un danger pour la paix européenne.

Détournés d’Allemange, les Habsbourg de Vienne s’orientent vers la constitution d’un vaste État dynastique centré sur l’Autriche et la Bohême, axé sur le Dabube et susceptible d’agrandissement vers l’est aux dépens des Turcs. L’Espagne, affaiblie et  amputée, cesse de compter parmi les puissances de premier plan. L’Angleterre sortie de son isolement après la guerre civile (1642-1648), l’exècution du rois Charles Ier (1649), la république de Cromwell (1649-1659) et la restauration de Charles II (1660), les Provinces-Unies indépendantes et agrandies, la Suède dominant la Balique sont de grands puissances que leur vocation maritime rendent concurrentes. Mais le fait essentiel est la situation préponderante acquise par la France. Le royaume que Mazarin mourant laisse au jeune Louis XIV (1661) n’est que le début de la prepondérance française en Europe.

Glossaire

essuyer un grave échec : subir

forges  (fonderie)

houillères  [mine de houille=carbon],

opiniâtreté  – obstination

pactole, Source de richesse, de profit.

Pureté de sang  – En Espagne, absence, dans une famille, de toute alliance avec des conversos (juifs convertis) ou des morisques (musulmans convertis) qui sont des chrétiens de fraîche date par rapport aux Espagnols «vieux chrétiens».

Puritains  – membres de l’Église d’Angleterre voulant pousser celle-ci à adopter la structure du calvinisme

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